L’immobilier entre t’il en récession ?

Posté le 23 novembre 2011 par  Dans la catégorie : Crédit Immobilier

Directeur de l’Observatoire du financement des marchés résidentiels (Crédit Logement / CSA), Michel Mouillart décrit dans son dernier rapport les mutations du marché du crédit en cours.

La production de crédit a chuté de plus de 16 % sur un an au troisième trimestre de cette et ce phénomène devrait se poursuivre durant les prochains mois. L’immobilier français doit donc se préparer à une baisse très rapide des ventes de logements et ce sur plusieurs années. Les raisons :

  • Les banques ont besoin de renforcer leurs fonds propres :

record prix m2 234x300 Limmobilier entre til en récession ? les banques ont besoin de renforcer leurs fonds propres en vue de Bale III et veillent à prendre le moins de risque possible. Du coup les banques durcissent leurs conditions d’octroi et « prêtent plus fréquemment à des ménages aisés ».

Donc pour les primo-accédants cela implique un accès de plus en plus difficile aux crédits car les banques vont se montrer très exigeantes en matière de taux d’endettement, d’apport personnel, et de durée d’emprunt.

Le marché de l’immobilier ancien a commencé à reculer de manière sévère au troisième trimestre avec une baisse de 16,1% sur un an du volume des crédits accordés. Sur l’année 2011 la production de crédit immobilier des banques devrait plafonner à 155 milliards en baisse de 8% par rapport à 2010. En 2012 la baisse pourrait atteindre 16 pour porter le montant total de prêts accordés 130 milliards d’euros.

Durant le premier semestre 2011, 75 % des biens achetés dans l’ancien ont été accompagnés d’un Prêt à taux Zéro Plus. Du coup sa suppression annoncé pour le 1er Janvier 2012 risque d’accélérer la chute, ramenant le nombre de ventes vers les 500 000 par an (chiffre comparable lors à ceux connu durant la crise de 2008-2009.)

  • La suppression du Scellier au 31 décembre 2012

La suppression de ce dispositif var être un coup dur très dur pour le secteur de l’immobilier. Le nombre de mises en chantier de logements locatifs privés devrait chuter de 40 % par rapport à cette année.