MaPrimeRénov’ en 2026 : ce qui a vraiment changé pour votre projet de rénovation

En 2025, MaPrimeRénov’ a mobilisé 3,81 milliards d’euros pour rénover plus de 307 000 logements. Un budget en hausse de 16 % par rapport à l’année précédente, mais un nombre de projets en recul : le signe que le dispositif se recentre sur des rénovations plus ambitieuses, avec des aides plus élevées par dossier. En 2026, ce mouvement s’accélère, avec de nouvelles règles à connaître avant de signer le moindre devis.

Un dispositif qui a changé de visage

Créée en 2020 par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), ma prime renov a déjà permis de financer plus de 13 milliards d’euros de travaux dans 2,44 millions de logements. Mais le dispositif n’a cessé d’évoluer, parfois brutalement. En 2025, le guichet a été suspendu deux fois : d’abord de juin à septembre pour lutter contre la fraude, puis en tout début 2026 en raison des retards autour de la loi de finances. 

Aujourd’hui, en août 2026, le guichet est de nouveau ouvert pour toutes les catégories de revenus, avec un budget annoncé de 3,6 milliards d’euros pour accompagner environ 350 000 rénovations. Mais les règles ont changé sur plusieurs points importants.

Ce que couvre encore MaPrimeRénov’ en 2026

Le dispositif repose sur trois parcours distincts. Le parcours par geste finance des travaux ciblés : isolation des combles ou des planchers bas, remplacement de fenêtres, installation d’une ventilation VMC double flux ou de certains équipements de chauffage performants. Pas besoin de réaliser une rénovation globale, mais les travaux doivent être confiés à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) et la demande doit être déposée avant le début du chantier.

Le parcours accompagné, lui, cible les rénovations d’ampleur : il implique un audit énergétique préalable et l’intervention d’un Accompagnateur Rénov’. Il est désormais réservé aux logements classés E, F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE), achevés depuis au moins 15 ans. Les biens classés C ou D en sont exclus. Enfin, MaPrimeRénov’ Copropriété s’adresse aux travaux sur les parties communes, avec l’aide versée directement au syndicat de copropriétaires.

À noter : les rénovations d’ampleur ont nettement progressé en 2025, représentant 39 % des projets aidés contre 27 % en 2024. Le montant moyen d’aide par dossier a d’ailleurs grimpé à 40 429 euros, pour un coût moyen de travaux de 59 474 euros.

Les nouveautés à surveiller de près

Plusieurs changements méritent une attention particulière. Les plafonds d’aide ont été revus à la baisse : 30 000 euros maximum pour un saut de deux classes au DPE, 40 000 euros pour trois classes ou plus. Le plafond de 70 000 euros, qui s’appliquait aux sauts de quatre classes, est supprimé. Le bonus de 10 % accordé à la sortie du statut de passoire thermique disparaît également.

Deux catégories de travaux ne sont plus finançables dans le cadre du parcours par geste : l’isolation des murs (intérieure ou extérieure), lorsqu’elle est réalisée seule, et les chaudières à granulés ou à bûches. Seuls les poêles à bois restent pris en compte pour le chauffage au bois.

Ces restrictions s’inscrivent dans une logique plus large : encourager les rénovations globales plutôt que les interventions ponctuelles. D’autant que d’ici 2034, les logements classés E, F et G ne pourront plus être mis en location. Pour les propriétaires bailleurs, rénover aujourd’hui, c’est aussi sécuriser leurs revenus locatifs et valoriser leur bien sur le marché. 

Les immanquables