Quand renégocier une assurance prêt immobilier ?

Quand renégocier une assurance prêt immobilier ?

Économies de 30 à 40 % en changeant d’assurance

Sans être obligatoire, l’assurance prêt est néanmoins essentielle puisqu’elle protège les emprunteurs en cas de décès, d’invalidité permanente ou temporaire ou d’incapacité de travail. « Avec la baisse des taux d’intérêt enregistrée ces dernières années, le montant de cette assurance représente une part de plus en plus importante puisqu’elle protège les emprunteurs en cas de décès, d’invalidité permanente ou temporaire ou d’incapacité de travail. Elle peut atteindre jusqu’à 30 ou 40 % du coût total du prêt », explique Ludovic Huzieux, co-fondateur de la maison de courtage Artemis. Il convient de rappeler que la loi vous permet de changer d’assurance lorsque vous le souhaitez, ce qui permet de faire des économies substantielles.

À compter du 1er janvier 2018, tous les détenteurs d’un prêt immobilier peuvent annuler leur assurance chaque année, à la date d’échéance, à condition qu’ils offrent à la banque une autre assurance d’un niveau de garantie équivalent. Par ailleurs, grâce en vertu de la loi Hamon de 2014, il est également possible de changer d’assurance dans les 12 mois suivant la signature de l’offre de prêt.

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Assurance « groupe » ou « délégation », quelle différence ?

Actuellement, dans près de huit dossiers sur dix, l’assurance de prêt est souscrite auprès de la banque qui effectue le prêt. Toutefois, les contrats d’assurance « collective » regroupent les risques de décès de tous les emprunteurs, quel que soit leur âge. Par conséquent, les tarifs ne sont pas toujours compétitifs, en particulier pour les assurés de moins de 40 ans qui sont en bonne santé. Dans un contrat individuel ou de « délégation », l’entreprise prend en compte l’âge de l’emprunteur, l’état de santé et la durée du prêt pour déterminer le montant des contributions. Résultat, selon le cas, une personne assurée peut réduire de moitié le montant de sa facture.

Par exemple, un couple de trentaine, non-fumeurs, emprunte 255 000 sur 25 ans pour acheter sa résidence principale en Bretagne. Il paiera 27 972 euros pour l’assurance collective (hors invalidité permanente partielle), contre 18 006 euros pour l’assurance individuelle, c’est-à-dire une économie de près de 10 000 euros sur toute la durée du prêt. « Ce gain permet de réduire les paiements mensuels et ainsi de faire financer un dossier avec un taux d’endettement légèrement supérieur au seuil fatidique de 33% », explique Ludovic Huzieux.

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Cependant, tous les emprunteurs n’ont pas intérêt à choisir la délégation. C’est particulièrement le cas pour certains profils (fumeurs par exemple) pour lesquels le contrat de groupe offert par la banque est parfois plus avantageux. Il est donc important de comparer soigneusement les prix avant de décider de changer d’assurance.

Comment trouver le contrat le plus intéressant ?

Pour faciliter son choix, une liste de critères préparée par le Comité consultatif du secteur financier (FSAC) permet de comparer les différentes garanties couvertes par les contrats et de les différencier objectivement. A cet effet, il identifie dix-huit critères relatifs aux garanties obligatoires (décès, invalidité…) et huit critères concernant les garanties facultatives (perte d’emploi…). Chaque institution doit sélectionner onze des 18 critères obligatoires — et quatre sur huit facultatifs — et les rendre publics afin que l’emprunteur puisse rechercher la meilleure assurance avec une liste précise de garanties à respecter. les conditions d’emprunt et l’assurance qui y est associée », se souvient LudoVichuzieux.