Immobilier locatif : quel statut fiscal choisir ?

L’investissement immobilier est devenu très important et populaire de nos jours. Cependant, il est nécessaire de bien choisir son statut fiscal afin d’alléger au mieux la facture fiscale. Découvrez dans cet article les différents statuts fiscaux applicables à la location immobilière.

Qu’est-ce que la fiscalité locative ?

La fiscalité locative est la facture imposable par l’administration fiscale autant en location vide qu’en location meublée. En effet, les loyers perçus par un propriétaire immobilier sont soumis à l’impôt. C’est ainsi qu’on parle de fiscalité locative. Le montant fiscal varie selon le type de location. Par conséquent, l’imposition fiscale est plus élevée en ce qui concerne la location vide que la location meublée. Toutefois, chaque statut fiscal permet d’une manière ou d’une autre de réduire les impôts en rapport au placement immobilier.

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Statut fiscal : location non meublée

Lorsque le bien mis en location n’est pas meublé, l’administration fiscale considère les loyers que vous percevez comme des revenus fonciers à ajouter aux autres revenus. Ainsi, en fonction du montant de ces loyers perçus ainsi que de vos charges, vous pouvez choisir deux types de régimes fiscaux lors de la déclaration de vos revenus fonciers. On distingue donc :

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  • Le régime micro foncier qui est plus adapté aux revenus fonciers annuels qui sont inférieurs à 150 000 euros avec un abattement forfaitaire de 30 % sur les charges locatives.
  • Le régime d’imposition réel destiné aux revenus fonciers annuels supérieurs à 30 000 euros ou alors à la demande du propriétaire lorsque ses charges locatives dépassent les 30 % déductibles au régime du micro foncier.

Par ailleurs, les charges locatives permettant d’obtenir l’abattement de 30 % sont constituées de :

  • Les frais d’entretien et de réparation ;
  • Les frais d’amélioration du logement ;
  • Des frais de reconstruction ou d’agrandissement ;
  • Les travaux en copropriété ;
  • Les primes d’assurance ;
  • Des différentes taxes surtout foncières et impôts ;
  • Les frais de diagnostics immobiliers ;
  • L’ensemble des dépenses liées à la gestion locative ;
  • Les divers intérêts sur emprunt.

Statut fiscal : la location meublée non professionnelle

En ce qui concerne la location meublée, ses revenus sont remis à l’impôt sur le revenu en tant que bénéfices industriels et commerciaux. Cependant, lorsque ces revenus perçus de la location meublée n’excèdent pas la somme de 23 000 euros l’an ou alors si ces mêmes revenus ne dépassent pas 50 % des revenus du propriétaire, alors il serait possible à ce dernier d’opter pour le statut fiscal LMNP. Dans ce cas, vous avez le choix entre :

  • Le régime des micro-BIC qui vous fera bénéficier d’un abattement de 50 % lorsque les revenus perçus de la location n’excèdent pas 70 000 euros en 2018.
  • Le régime réel offrant la possibilité de déduire l’ensemble des charges ainsi que les amortissements comptables sur les valeurs immobilières et mobilières des revenus du bien mis en location.

Par ailleurs, le statut fiscal LMNP épargne le propriétaire immobilier de l’obligation d’inscription au Registre du Commerce et des Sociétés. Par conséquent, il est exempté de toute taxe professionnelle.

En matière d’immobilier locatif, la fiscalité est un élément capital de l’équation locative à prendre en considération pour un bon investissement. Il convient donc d’en maitriser tous les paramètres ou de se faire assister d’un professionnel afin de faire le meilleur choix de régime fiscal et d’obtenir le plus de rendement possible.