Jouant un rôle essentiel dans la collecte des eaux du toit, les chéneaux doivent être entretenus régulièrement pour assurer son bon fonctionnement. Le manque de nettoyage est, en effet, à l’origine de plusieurs dysfonctionnements qui impacteront directement sur le confort d’occupation d’un bien. Dégâts des eaux, infiltrations au sein du bâtiment, accumulation de mauvaises odeurs … autant de conséquences néfastes qui obligeront les propriétaires à réaliser des travaux coûteux. Mieux vaut donc prévoir des séances d’entretien régulier pour déboucher et remettre en état les chéneaux à raison de 2 fois par an. Habitation, bureau, commerce, entrepôt, école, etc. Tous les types de bâtisses doivent ainsi profiter d’une prise en charge réelle pour avoir des chéneaux performants en temps voulu. Zoom sur les techniques infaillibles pour venir à bout des chéneaux et gouttières bouchés !
Un entretien complet pour une fonctionnalité optimisée
Les chéneaux, postés à la base de la pente du toit, ne se contentent pas de canaliser l’eau de pluie : ils sont le premier rempart contre les infiltrations. Qu’il s’agisse d’un modèle en métal, en pierre ou en terre cuite, chaque installation réclame des soins adaptés. Les dimensions, l’inclinaison du toit, la quantité d’eau à évacuer : tout compte. Un chéneau négligé finit tôt ou tard par se boucher, mettant à mal l’état général du bâtiment.
Face aux blocages, déboucher les chéneaux n’a rien d’insurmontable pour peu qu’on s’en tienne à des vérifications méthodiques et à quelques gestes précis. L’inspection doit être complète : état général du matériel, recherche de déformations, contrôle des peintures, test de l’écoulement, vérification des attaches et de la solidité. Armé d’une balayette, on déloge les feuilles, mousses et autres déchets qui s’invitent dans le conduit. Un rinçage soigné à l’eau termine le travail, garantissant un écoulement sans entrave.
Pour ceux qui préfèrent déléguer ou n’ont pas le temps de s’y consacrer, faire appel à un professionnel reste une option fiable. Une intervention annuelle, de préférence à la fin de l’automne quand les arbres ont laissé tomber leurs feuilles, permet de maintenir un bon état de fonctionnement.
Miser sur une meilleure prévention
Un chéneau bouché n’apporte que des déconvenues : infiltrations, humidité, dégradations insidieuses. Pour éviter d’en arriver là, mieux vaut adopter une démarche préventive et veiller à la bonne circulation de l’eau. Voici quelques actions concrètes à intégrer dans votre routine d’entretien :
- Un nettoyage fréquent : feuilles mortes, mousses, déchets et résidus doivent être retirés régulièrement. La fréquence du nettoyage dépend de facteurs comme la pollution alentour, la nature du chéneau ou encore la météo des semaines précédentes.
- Contrôle des différents composants : attache, serrage des vis, état des collecteurs. Ne pas hésiter à réparer ou remplacer les éléments défectueux.
- Inspection par caméra filaire : faire appel à des spécialistes équipés permet de repérer les éventuels points faibles ou bouchons invisibles à l’œil nu.
L’importance de l’utilisation des équipements de sécurité pour éviter les accidents
Quand il s’agit d’entretenir une toiture, la sécurité n’est pas négociable. Les interventions en hauteur comportent un risque réel de chute, parfois dramatique. Porter des équipements de protection individuelle (EPI) ne relève pas du détail : c’est la base, et chaque intervenant doit y souscrire sans exception.
Le harnais antichute, le casque, les gants adaptés et des chaussures antidérapantes forment l’équipement minimum. Ils ne se choisissent pas à la légère : chaque élément doit correspondre aux normes locales et à la configuration du chantier. Un EPI inadapté, c’est l’accident qui guette.
Avant d’entamer les travaux, il est recommandé de repérer soigneusement les dangers potentiels : câbles électriques, obstacles structurels, accès compliqués. Cette évaluation préalable conditionne la sécurité tout au long de l’intervention.
La meilleure solution consiste souvent à faire intervenir un professionnel formé. Il maîtrise les gestes, connaît les risques du métier et possède le matériel adéquat. Sur une toiture, l’amateurisme n’a pas sa place.
Les erreurs à éviter lors du débouchage des chéneaux pour éviter d’endommager la toiture
Déboucher un chéneau n’est pas anodin. Un mauvais geste, un outil inadapté, et l’on endommage la toiture plus qu’on ne la protège. Voici les pièges classiques à éviter absolument :
- Utiliser des outils inappropriés : exit les tournevis, couteaux ou tout objet tranchant pour déloger feuilles et saletés. Ces instruments risquent de percer ou rayer la surface, affaiblissant l’étanchéité du toit.
- Intervenir sous la pluie : une toiture mouillée devient glissante et dangereuse. Reporter l’opération à une journée sèche limite les risques de chute.
- Négliger l’état global du toit : avant de nettoyer, s’assurer que la toiture n’est pas fragilisée ou endommagée. En cas de doute, mieux vaut confier la tâche à un spécialiste.
- Oublier le poids accumulé : une quantité excessive de débris peut peser lourd, au point de provoquer fissures ou affaissements partiels. Mieux vaut évacuer régulièrement pour préserver la structure.
Confier le nettoyage périodique des gouttières et chéneaux à un professionnel, c’est miser sur la fiabilité et la rapidité, tout en protégeant la santé de votre toiture. Un geste simple qui évite bien des tracas.
Entretenir ses chéneaux, ce n’est pas cocher une case de plus sur la liste des corvées : c’est faire le choix d’un toit solide, d’un intérieur sain et d’un patrimoine préservé. À la première averse, votre toiture vous remerciera.

